16 juin 2006

Dénonçons cette politique de l'immigration choisie qui autorise les "rafles" d'enfants dans les écoles, tout près de chez nous. Pour que de malheureux symboles de cette loi comme la petite Patimat puissent retrouver une vie décente en France auprès de leur famille, mobilisons nous !
Signez la pétition sur le site :
http://www.educationsansfrontières.org

15 juin 2006
Comité de soutien : http : //www.sauvezpatimat.canalblog.com
Moi, Patimat,
6 ans,
sans papiers,
je vis cachée à Brest
"J’ai 6 ans, je vis cachée à Brest car on veut m’expulser. Je n’ai pas de papiers, je n’en d’ailleurs jamais eu, ma naissance n’a même pas été déclarée dans le village de N-Djengutaï de la république autonome du Daguestan, dans le Caucase russe, où je suis née. Avec ma mère, nous ne pouvons plus vivre la-bas, nos vies y sont même menacées. Ma mère qui n’est pas mariée fait "porter la honte" sur sa famille. A Brest, j’allais à l’école Jean Macé, j’avais plein d’amies, c’était bien !"
Mais Patimat et sa mère ne sont plus aujourd’hui seules. Une vraie solidarité, du genre de celles qui redonnent confiance dans le genre humain même aux plus blasés, s’organise.
La presse locale joue le jeu, les élus locaux ou nationaux (députés) interviennent, les parents d’élèves les enseignants de l’école Jean Macé, où était scolarisée Patimat, pétitionnent.
Chaque histoire de réfugiés ou d’apatrides comporte une part de désespoir et de souffrances, celle de Sakinat Amiralieva et sa fille Patimat est absolument dramatique. Elle ne peut laisser personne indifférent.
(O.F 08/04/2006)
CELA FAIT 71 JOURS QUE PATIMAT N'A PAS VU SA MERE
L'UNEF apporte un soutien sans faille au comité de soutien "SAUVEZ PATIMAT", dénonce cette politique de l'immigration choisie qui va à l'encontre des Droits de l'Homme et du simple droit d'une enfant de vivre libre près de sa mère. Nous condamnons ces "rafles" d'enfants dans les écoles. Nous réclamons le retour de vraies mesures pour l'accueil et l'intégration des populations immigrées, particulièrement quand l'avenir d'une famille est en jeu.
http://www.educationsansfrontières.org
Le réseau Education sans frontières
30.000 signatures pour aider les élèves sans-papiers. Le Réseau Education sans Frontières avait recueilli Vendredi 26 mai près de 30.000 signatures pour sa pétition appelant à soutenir et à protéger les élèves sans papiers. Près de 28.000 signatures ont été envoyées par internet, a précisé Richard Moyon, un des porte-paroles de RESF. RESF appelle à "parrainer, protéger et même héberger", quitte à enfreindre la loi, les jeunes et leurs familles sans papiers menacés d’expulsion et à combattre "la chasse à l’enfant".
Créée il y a deux ans pour aider les jeunes sans papiers scolarisés et leurs familles et réclamer leur régularisation, l’organisation (80 associations membres) a lancé une pétition le 19 avril, qui a recueilli en huit jours près de 10.000 signatures.
Le texte
"Nous les prenons sous notre protection", affirme le texte. "Nous ne laisserons pas commettre des infamies en notre nom. Nous les hébergerons et nous les nourrirons, nous ne les dénoncerons pas à la police", ajoute-t-il. RESF évoquait la circulaire d’octobre dernier du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, accordant un sursis à expulsion jusqu’au 30 juin aux jeunes majeurs scolarisés et aux familles d’enfants scolarisés.
"A cette date, le sursis tombera pour des milliers d’entre eux. Ils risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. La chasse à l’enfant sera ouverte. Nous ne pouvons couvrir des mesures inhumaines et c’est dès maintenant qu’il faut agir", a déclaré le porte parole de RESF, Richard Moyon. "Nous savons que nous risquons 5 ans de prison et 30.000 euros d’amende. Nous assumons le risque. Cela contrevient aux lois en vigueur, mais comment donner l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire des épisodes où, face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix et où ne pas choisir était choisir de laisser faire", a-t-il ajouté. (Art. du N.O)
Les signataires
Du côté des politiques, figurent notamment David Assouline, Clémentine Autain, Denis Baupin, Jean-Luc Bennahmias, Olivier Besancenot, Nicole Borvo, Marie-George Buffet, Yves Cochet, Michelle Demessine, Harlem Desir, Alain Krivine, Arlette Laguiller, Jack Lang, Noël Mamère, Jack Ralite, Catherine Tasca, Catherine Trautmann, Dominique Voynet. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, Georges Dupon-Lahitte, président de la FCPE, et Bruno Julliard, président de l’Unef, sont également signataires, comme d’autres personnalités du monde de l’enseignement. Mouloud Aounit, le président du Mrap, Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l’homme, et plusieurs membres de Ni putes ni Soumises ont aussi signé. Albert Jacquard, José Bové, l’avocat Jean-Jacques de Felice sont également signataires, tout comme les écrivains Didier Daeninckx, Gérard Delteil, Dan Franck, Marie-Aude Murail, Pierre Peju, des dessinateurs tels que Bilal, Charb, F’murr, Laville, Siné, Soulas, Tignous, Tardi ou des comédiens et chanteurs.









