10 janvier 2007

L'UNEF Brest vous souhaite une excellente année 2007

La nouvelle année ne doit

pas faire oublier aux

responsables politiques les

attentes exprimées par la

jeunesse en 2006

A l’occasion des cérémonies de présentations des vœux, l’UNEF rappelle son exigence de voir prises en compte les attentes de la jeunesse et entend peser dans le débat public des prochains mois. Les prochaines échéances électorales ne doivent pas conduire ni à des effets d’annonces qui sont à l’opposé de toutes les politiques menées depuis 5 ans, ni à la dénaturation de revendications pourtant exprimées clairement par la jeunesse depuis de nombreux mois.

> Annonces du Président de la République : « Ce que nous n’avons pas fait depuis 5 ans est la garantie de ce que nous ferons demain… »

L’UNEF s’étonne de la subite prise de conscience du Président de la République concernant l’état de l’enseignement supérieur. Si toute prise de conscience, même tardive, constitue un point positif, l’UNEF regrette que ces engagements interviennent à quelques mois d’échéances électorales. Ainsi, il s’agit au mieux de promesses de campagnes, au pire d’annonces qui n’engagent personne. Alors même que depuis 5 ans l’écart entre les dépenses étudiantes et les aides s’est creusé de 17 points, que l’augmentation du budget de l’enseignement supérieur suit à peine l’inflation, cette hausse de 30%, qui constituerait une augmentation budgétaire de 8 milliards d’euros, est une bonne initiative mais bien tardive… Depuis de nombreuses années, le retard pris par notre pays s’est amplifié en matière d’aides sociales aux étudiants, en matière de moyens pour les établissements ou de financements de formations et de programme de recherche.

> Proposition de Ségolène Royal d’un prêt de 10.000 euros :

L’UNEF réaffirme son attachement à une Allocation d’Autonomie pour tous les jeunes, seule aide qui changera véritablement la donne Alors qu’en 2006 les jeunes se sont massivement exprimés pour dénoncer la précarité dans laquelle ils sont aujourd’hui enfermés, l’UNEF s’inquiète de l’abandon par Ségolène Royal du projet d’allocation d’autonomie, seul moyen réel pour rompre avec un système d’aides sociales aux jeunes à la fois injuste et insuffisant. Un prêt de 10.000 euros ne saurait constituer une réponse appropriée pour les milliers de jeunes qui prendraient d’importants risques d’endettements, qu’ils soient étudiants ou en insertion professionnelle. Cette mesure, mise en place en grande Bretagne, montre ses limites en créant d’importants arrêts anticipés d’études ou de surendettement. L’UNEF réaffirme sa volonté de voir se mettre en place un Statut Social de la Jeunesse permettant à la fois de garantir aux jeunes leur droit à l’autonomie et de sortir de la précarité.

Posté par Unef Brest à 18:24 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

Commentaires sur L'UNEF Brest vous souhaite une excellente année 2007

    Etudiant recherche statut...

    Je suis tout attaché à la mise en place d'un statut social pour les étudiants avec notamment la mise en place d'une allocation d'autonomie.
    Permettez-moi juste de rectifier. Si Ségolène Royal a formulé l'idée d'autoriser les prêts gratuits de 10.000 € pour chaque jeune majeur lors de ses voeux, je n'ai pas entendu qu'elle rejetait la proposition faite par le Parti socialitse de mettre en place cette allocation d'autonomie.
    La mise en place de ce prêt va, je pense, plus loin que la mise en place d'une seule allocation d'autonomie qui, même si elle est urgente, n'est qu'une mesure à court terme pour chaque jeune. Une réelle égalité des chances entre tous les jeunes en formation que nous sommes passent aussi par une réduction des inégalités de patrimoine, et non seulement de revenus.
    Qu'en pensez- vous ?

    Posté par Anthony, 11 janvier 2007 à 15:25 | | Répondre
  • un pret gratuit ?????
    de 10 000 euros ????!!!!!!
    c est pour quand et jusqu a quel age !!!!!
    lol

    Posté par mequi, 12 janvier 2007 à 01:21 | | Répondre
  • Comme d'habitude, après l'effet d'annonce, il faut se demander ce que contient réellement cette proposition d'un prêt de 10000 euros garanti par l'Etat: s'il s'agit purement et simplement d'accommoder à une sauce un peu sociale le principe du prêt bancaire étudiant, c'est finalement peu alléchant, les problèmes habituels liés à ces prêts (et le taux O n'y changera pas grand-chose) demeurent: pression importante sur les étudiants à mesure qu'approche la date d'échéance, tentation quand celle-ci est arrivée de prendre le premier emploi venu (et encore il faut qu'il y en ait), etc. Bref, sauf à imaginer des dispositions permettant d'éviter ce type d'écueils, je vois mal en quoi cela constituerait un progrès vraiment substantiel, même si, bien sûr, c'est mieux que rien.
    Alors, c'est sûr, ça paraît un dispositif plus facile à comprendre, et donc plus "vendable" dans un cadre électoral, qu'une vraie (et donc un peu complexe) allocation d'autonomie, mais il y a quand même de quoi faire la fine bouche si ce prêt est censé, ce qu'à Dieu ne plaise, remplacer l'allocation dans l'esprit de la candidate…

    Posté par Alain Delon, 12 janvier 2007 à 08:38 | | Répondre
  • La candidate socialiste n'abandonne pas l'allocation d'autonomie

    La candidate socialiste à l'élection présidentielle a affirmé, ce matin, à l'émission Le Grand Jury de RTL, les pistes de son programme pour la jeunesse : faire qu'aucun jeune ne reste au chômage ou sans revenu pendant plus de 6 mois. A ce titre, il sera proposé soit un emploi-tremplin (500.000 dans les 5 ans), soit une formation rémunérée, soit un travail d'utilité publique rémunéré. A cela s'ajoute une allocation d'autonomie pour les jeunes qui suivent leurs études.

    Posté par Anthony, 17 janvier 2007 à 10:26 | | Répondre
  • précision sur le prêt à 10 000

    c'est un prêt à 10 000 euros à taux zéro. C'est un dispositif qui est lié à l'allocation autonomie et qui permet à un jeune qui a un projet (par exemple monter une entreprise) d'avoir les moyens de le réaliser.

    Posté par ap, 23 janvier 2007 à 17:47 | | Répondre
  • coordination nationale

    bravo à rennes, ici clermont-ferrand, rusf63 plus exactement. On a chez nous 26 étudiants qui ont eu pb avec prefectures. Grace à mobilisation réseau huit ont été régularisés et cinq vont avoir leur situation révisé( mais on attend encore!) .Cependant 14 dans la pire galère. On a besoin de tous les rusf afin d'organiser un débat national sur l'inacceptable situation dont sont victimes les étudiant sans papiers. Manif le 7 fevrier natio qui je l'espère débouchera sur une coordination.

    Posté par aucun1, 29 janvier 2007 à 14:16 | | Répondre
  • coordination nationale

    bravo à rennes, ici clermont-ferrand, rusf63 plus exactement. On a chez nous 26 étudiants qui ont eu pb avec prefectures. Grace à mobilisation réseau huit ont été régularisés et cinq vont avoir leur situation révisé( mais on attend encore!) .Cependant 14 dans la pire galère. On a besoin de tous les rusf afin d'organiser un débat national sur l'inacceptable situation dont sont victimes les étudiant sans papiers. Manif le 7 fevrier natio qui je l'espère débouchera sur une coordination.

    Posté par aucun1, 29 janvier 2007 à 14:18 | | Répondre
  • Villepin et la hausse des frais d'inscription à l'université

    mercredi 7 février 2007, 13h50
    Villepin veut moduler les frais d'inscription à l'université


    agrandir la photo
    PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin s'est prononcé pour une augmentation des frais d'inscription à l'université, suggérant une modulation des droits d'entrée en fonction des ressources de l'étudiant.

    "Nous devons être lucides sur la réalité des choses. L'Université française n'a pas les moyens de ses ambitions", a souligné le Premier ministre lors de l'inauguration de l'université Paris-Diderot (Paris VII).

    "Aujourd'hui, nous dépensons moins de 7.000 euros par an et par étudiant. Ce chiffre est très inférieur à la moyenne des pays développés. Il est trente fois inférieur à ce dont bénéficie par exemple un élève de Princeton", a-t-il déploré à l'heure où le débat sur l'Education nationale s'impose dans la campagne présidentielle, droite et gauche se disputant le vote des enseignants.

    Soulignant que les marges de manoeuvre de l'Etat étaient "limitées" au regard de son effort de désendettement, Dominique de Villepin a insisté sur la nécessité de trouver "d'autres sources de financement" pour l'enseignement supérieur.

    "Cela soulève naturellement la question des droits d'inscription : faut-il ou non les augmenter ? Ma conviction, c'est que nous devrons très vraisemblablement permettre aux universités de le faire dans les prochaines années", a estimé le chef du gouvernement.

    "Mais nous devrons veiller à ce qu'une solution financière existe pour chacun. (...) Nous pourrions par exemple moduler les droits d'inscription en fonction des ressources de l'étudiant et de ses parents. Un système qui fait payer 2.000 euros par an aux étudiants aisés et rien à ceux qui ont le moins de ressources, n'est-ce pas plus juste qu'un système qui fait payer 300 euros à tout le monde?", a-t-il lancé.

    DIX NOUVEAUX CAMPUS EN CINQ ANS

    Le Premier ministre juge indispensable en outre un développement massif des bourses et des prêts étudiants, réitérant l'idée d'un prêt à taux zéro.

    Déplorant que les locaux universitaires ne soient "pas à la hauteur de notre pays", il a souhaité la construction en cinq ans de "dix campus aux meilleurs standards internationaux".

    "Notre objectif doit être d'avoir des campus au niveau des meilleurs campus britanniques, allemands ou américains", a souligné le Premier ministre, qui a effectué une partie de ses études à l'étranger.

    Il considère que les universités françaises doivent se rapprocher "pour devenir plus fortes dans la compétition internationale".

    "Il y a aujourd'hui 88 universités de plein exercice en France. Une fois le mouvement de rapprochement engagé, nous devrions avoir une quinzaine de grands pôles de recherche et une quarantaine d'universités de plein exercice sur l'ensemble du territoire", a-t-il précisé.

    Dominique de Villepin, qui confirme implicitement mercredi dans une interview au Financial Times qu'il ne sera pas candidat à la présidentielle, a appelé de ses voeux "un consensus large entre les partis" sur l'avenir de l'Université française.

    "Qu'il y ait débat sur les moyens à mettre en oeuvre, sur les choix à faire dans tel ou tel domaine, c'est bien naturel. Mais cela ne doit pas faire passer à l'arrière-plan l'objectif qui doit être partagé par tous : faire de notre système d'enseignement supérieur le premier en Europe et l'un des meilleurs au monde", a affirmé le Premier ministre.

    Posté par aq, 07 février 2007 à 14:24 | | Répondre
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