UNEF Brest

Infos, nouvelles, rendez-vous des syndicalistes étudiants à la pointe du bout du monde.

27 octobre 2006

Analyse du rapport Hetzel par l'UNEF (Tribune Libération)

Dans le rapport Hetzel, remis mardi, rien n'est prévu pour lutter contre l'échec avant la licence.

Université, priorité au premier cycle

unmondepr_caire

Par Bruno JULLIARD

QUOTIDIEN Libération : vendredi 27 octobre 2006

Bruno JULLIARD président de l'Unef.

 

Au sortir de la crise du contrat première embauche, le gouvernement avait mis en place la commission Hetzel, chargée de réfléchir au lien entre l'Université et l'emploi. Nous avions alors mis en garde contre une volonté d'évincer les étudiants et les autres acteurs de la communauté universitaire en nommant une commission d'experts. Nous avions également indiqué qu'une réforme de l'Université ne pouvait se limiter à la question de l'insertion professionnelle des étudiants, mais devait aussi porter sur les aspects pédagogiques et sociaux.

Nos craintes étaient malheureusement fondées : les propositions de la commission, reprises par Dominique de Villepin, oscillent entre le détail et la démagogie. Aucun financement n'est annoncé pour la mise en place des bonnes intentions comme l'amélioration de l'information des bacheliers ou l'accompagnement individualisé des étudiants qui nécessitaient des moyens considérables. Rien n'est prévu pour lutter contre l'échec à l'Université. Quant à la professionnalisation des études, on ne peut émettre le vœu que les étudiants sortent bilingues de l'Université sans remettre en cause les cours de langues à soixante-dix étudiants !

Les réformes sont urgentes. Pour les mener à bien, encore faut-il que la tonalité du débat public le permette. Chacun en est responsable. Les interventions du gouvernement et du Medef instrumentalisent les difficultés de l'Université pour affaiblir le service public. On présente certains cursus comme des filières poubelles et sans débouchés, au mépris d'une étude attentive des chiffres qui montre que le diplôme est toujours la meilleure arme contre le chômage, et que certaines filières décriées, comme la psychologie ou le sport, ont des taux de chômage bien inférieurs à la moyenne.

Ces attaques paralysent le débat, et l'enferment de manière stérile entre les fossoyeurs du service public et les gardiens du temple hostiles à toute réforme. Les étudiants entendent être le moteur de changements, au service de la démocratisation de l'enseignement supérieur.

Danger_tudiant

Alors que les publics accueillis par l'Université ont considérablement changé depuis quarante ans, les formations universitaires n'ont que peu évolué, restant tubulaires, disciplinaires et orientées dans l'objectif de préparer les étudiants à la recherche ou à l'enseignement. L'évolution de l'offre de formation s'est faite de manière cloisonnée, organisant une distinction entre filières générales et professionnelles. Or, cette opposition n'a pas lieu d'être et c'est bien l'ensemble des formations qui doit être «professionnalisant», chaque diplôme permettant à la fois de poursuivre des études et de s'insérer sur le marché du travail.

Cependant, les formations ne doivent pas être calquées sur les besoins à court terme des entreprises. Les carrières professionnelles ont évolué, et rares sont ceux qui, demain, commenceront et finiront leur carrière avec le même emploi. Ainsi, aujourd'hui, seuls 50 % des salariés occupent un emploi en lien direct avec leur formation. La formation supérieure doit donc apporter au futur salarié un socle de connaissances générales, lui permettant de s'adapter à plusieurs postes de travail. Le contenu des formations universitaires doit évoluer, en intégrant notamment des modules de préparation du projet professionnel.

Les qualifications transversales indispensables à l'insertion professionnelle (langues, informatique...) doivent être enseignées systématiquement, afin que tout diplômé ait les instruments de sa réussite professionnelle.

L'orientation doit être plus progressive et les cursus d'avantage pluridisciplinaires.

Les filières courtes professionnelles (IUT, BTS), essentiellement utilisées par les meilleurs bacheliers pour contourner les premières années à l'Université, doivent redevenir des filières d'ascension sociale et davantage s'ouvrir aux bacheliers technologiques et professionnels.

Les stages doivent être réglementés, mieux encadrés pédagogiquement et généralisés à tous les cursus. Par exemple tout diplômé de licence devrait avoir effectué au moins un mois de stage. Enfin, le temps de recherche du premier emploi s'allongeant sans être couvert socialement, il est nécessaire de prolonger les aides sociales étudiantes jusqu'à l'obtention d'un premier emploi.

20 % des étudiants sortent sans diplôme de l'enseignement supérieur. La réforme de l'Université doit avant tout s'appuyer sur des mesures de lutte contre l'échec en premier cycle. Accueillant tous les étudiants sans distinctions sociales ou scolaires, les filières universitaires disposent paradoxalement de deux fois moins de moyens attribués par l'Etat que les classes préparatoires ou les grandes écoles, qui sélectionnent leurs étudiants.

Il est nécessaire de faire de la licence une priorité budgétaire, et d'accorder les moyens humains et financiers permettant une pédagogie individualisée et interactive. Ainsi, s'il est indispensable de réformer l'orientation, il faut d'abord revaloriser pédagogiquement les premiers cycles universitaires, faute de quoi ils resteront toujours des «filières poubelles».

Le temps de l'orientation est aujourd'hui malheureusement avant tout celui de la reproduction sociale. Le premier levier d'amélioration de l'orientation est la mise en place d'un vrai suivi individualisé du jeune. Il y a, dans le secondaire, un conseiller d'orientation pour 2 000 élèves et un pour 10 000 dans le supérieur. Le gouvernement a baissé depuis cinq ans de 75 % les postes de conseillers d'orientation ouverts aux concours.

Longtemps laissé pour compte par les politiques publiques, l'enseignement supérieur doit être au coeur du débat public et constituer une priorité des candidats à l'élection présidentielle. Loin derrière la majorité des pays de l'OCDE, la France a besoin, pour progresser économiquement et socialement, d'augmenter considérablement le nombre de jeunes diplômés de l'enseignement supérieur. Ce dessein ne verra le jour qu'avec des réformes ambitieuses et concertées.

PlacedelaPrecarite

Posté par Unef Brest à 20:44 - Précarité étudiante - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les raisons de la colère : retour sur le mouvement anti-cpe


Retour sur le mouvement anti-CPE particulièrement fort dans l'Ouest, samedi 28 octobre à 11h05 sur France 3 Ouest

- Les Raisons de la Colère - retour sur l'ampleur du mouvement anti-CPE du printemps dernier - France 3 Ouest -
Les Raisons de la Colère - retour sur l'ampleur du mouvement anti-CPE du printemps dernier - France 3 Ouest

L’Ouest a été en pointe lors de la crise du CPE au Printemps dernier. Mais au-delà de l’impressionnante détermination des étudiants de Rennes 2, ce documentaire revient sur l’incroyable mobilisation dans la plupart des villes moyennes à partir d’une enquête menée durant cet été à Saint-Brieuc.

Le réalisateur a retrouvé plusieurs manifestants, responsables syndicaux et anonymes. Il a cherché à comprendre pourquoi des adultes ou des retraités sont venus en masse manifester aux côtés des jeunes lycéens.

Cette plongée au cœur de ce qui restera par sa mobilisation l’un des grands conflits de l’histoire sociale française permet de comprendre l’état du pays, les attentes d’une partie des français à la veille d’échéances électorales importantes.


un documentaire de Bertrand Delais
une coproduction France 3 Ouest / Pois Chiche Film - 52'

Posté par Unef Brest à 19:52 - Mobilisation contre le CPE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2006

Un statut social pour les étudiants !!!

RasleQ

Posté par Unef Brest à 21:20 - Précarité étudiante - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2006

Guide étudiant gratuit, réalisation UNEF pour l'UBO

guidelogo

(déjà consultable au local UNEF B104)

Posté par Unef Brest à 13:51 - Présentation de l'unef brest - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A tous les étudiants : appel à la démocratie, tous aux urnes !!!

   

logo_uneflogo_votation

MARDI 17 OCTOBRE 2006 :

! VOTATION CITOYENNE A L'UBO !

afficheunefVotation

3 bureaux de vote à Brest pour vous soumettre la question suivante :

Êtes-vous pour la reconnaissance

du droit de vote et d’éligibilité

des résidents étrangers aux élections

locales?


Parmi nous, les résidents étrangers non communautaires, nos voisins, sont mis à l’écart de la participation aux élections locales alors qu’ils peuvent voter aux élections professionnelles, scolaires, associatives, syndicales…
Pourtant l’opinion publique est désormais favorable au vote des étrangers non communautaires : 56 % s’y sont déclarés favorables dans le sondage effectué en novembre 2004 à la demande de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH). De nombreux pays d’Europe ont accordé le droit de vote à ces résidents. En France, depuis 1992, les Allemands, les Britanniques, les Italiens, les Portugais… résidant en France peuvent participer à ces élections mais ni les Algériens, ni les Canadiens, ni les Chiliens, ni les Maliens, ni les Marocains, ni les Turcs…
Pourtant, le 3 mai 2000, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi qui donne le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les élections municipales, loi qui n’a jamais été examinée par le Sénat alors que des personnalités, des partis de gauche et de droite se sont clairement prononcés en sa faveur.
Pourquoi donc maintient-on en France les résidents étrangers non communautaires à l’écart du droit de vote en France ? Ne sont-ils pas concernés comme nous par la vie de la cité et par le “ vivre ensemble ” ? Leur reconnaître ce droit, c’est prendre acte d’une citoyenneté qu’ils ne cessent d’affirmer par leur activité quotidienne. C’est donner plus de force à l’ensemble des acteurs et électeurs de notre rue, de notre quartier, de notre commune.

Qu’attendent donc nos élus ?

Pour le droit de vote de tous les résidents, quelle que soit leur nationalité.

Nous vous appelons à vous exprimer en mettant un bulletin (pour ou contre) dans l’urne lors de l’opération Votation citoyenne, Mardi 17 Octobre à l'UBO.

                                                                 Où voter ?

- hall de la Fac de Lettres Victor Ségalen (Centre Ville)

- hall de la Fac de Sciences (Bouguen)

- R.U de Kergoat (près de la Fac de Droit)

Posté par Unef Brest à 00:21 - Votation citoyenne - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2006

Bourse aux livres étudiante

BOURSE AUX LIVRES

avenir_livre

L'UNEF rappelle que pour la deuxième année consécutive nous organisons la Bourse aux livres.

Si tu cherches à revendre tes boucains de l'année dernière ou si tu cherches des ouvrages d'occasion à moindre coût, passe nous voir à la Bourse aux livres des étudiants de l'UBO.

Sur la Fac de lettres :

Dépôt des livres les mercredi 11, jeudi 12, vendredi 13 Octobre 2006, local B104 UNEF

Vente des livres les mercredi 18, jeudi 19, vendredi 20 Octobre 2006, Espace Etudiant 1er étage (couloir des Assos)

Sur la Fac de Sciences  (étudiants Sciences, Médecine, Eco-Droit) :

Dépôt des livres les mercredi 18, jeudi 19, vendredi 20 Octobre 2006, local A.037a UNEF (derrière les amphis, fac de Sciences)

Vente des livres les mercredi 25, jeudi 26, vendredi 27 Octobre 2006, hall de la Fac de Sciences.

Posté par Unef Brest à 22:29 - Bourse aux Livres - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2006

MOBILISATION DES ETUDIANTS BRESTOIS EN PSYCHOLOGIE

Depuis jeudi dernier la rumeur grandissait que la Licence 3 de  Psychologie de la Faculté Victor Ségalen serait dès la rentrée dépourvue du nombre nécessaire de professeurs chargés de la tenue des TD (travaux dirigés).

suppression_postes

Organisés à effectif restreint, ces cours permettent aux étudiants au-delà des cours magistraux d'acquérir des connaissances plus approfondies, ordonnées autour de professeurs plus disponibles pour répondre aux sollicitations diverses des étudiants sur les questions de cours.

Cette année, 197 étudiants se sont inscrits en Licence 3 de Psychologie. Dans leur emploi du temps, 4 groupes de 40 étudiants chacun ont été prévus, en cohérence avec les effectifs des années passées.

Or, le fort taux d'inscription sur cette troisième année a entrainé l'obligation de la création d'un 5è groupe de TD, qui à ce jour n'a pas encore d'enseignant pour assurer la tenue des cours.

Cette semaine, la rentrée vient de commencer pour tous les étudiants de la Faculté Victor Ségalen et ce 5è groupe de TD n'a toujours pas trouvé de professeur.

Indépendante de la volonté des Enseignants du Département de Psychologie, cette inaction est liée au manque d'enseignants et à l'injustice créée au sein de cette filière fortement dévalorisée par son taux d'inscription record à chaque rentrée universitaire.

Création de nouveaux postes de professeurs : l'immobilisme atteint son paroxysme !

Filière poubelle, amphis surchargés, les étudiants "psychologues" sont directement renvoyés au manque de moyens dont dispose l'Université afin que chaque étudiant inscrit puisse bénéficier des enseignements de la filière dans lequel il prépare son Diplôme.

Chaque étudiant inscrit à l'Université est en droit de réclamer un accès à des conditions dignes d'Enseignement.

logo_unef

L'UNEF ne saurait tolérer que des filières puissent faire l'objet de discriminations sur notre droit d'accéder à l'Education. A Brest nous soutenons la mobilisation des étudiants de la filière Psychologie, ainsi que tous leurs professeurs, aujourd'hui dans l'incapacité d'exercer leur mission avec efficacité.

Chacun se trouve débordé par les faibles moyens dont dispose aujourd'hui l'Université dans l'offre d'Enseignement. Nous réclamons la création de postes supplémentaires de professeurs titulaires, en charge de ces TD, qui garantissent des savoirs essentiels pour l'acquisition de la Licence de Psychologie.

Aujourd'hui vers 18H, les 197 étudiants de la L3 Psychologie, l'UNEF, des élus étudiants de la Faculté des Lettres se sont rendus à la Mairie de Brest qui organisait son traditionnel pot d'accueil des étudiants Erasmus.

Profitant du thème de la réception "Brest accueille ses étudiants", la promotion des L3 a souhaité s'exprimer face au parterre d'adjoints de la Mairie, ainsi que face aux divers acteurs du terrain universitaire pour exprimer leur mécontentement et leur désemparement dans la situation actuelle.

Nous ne saurions brader les Enseignements dispensés dans certaines filières, les moyens manquent, et jusqu'à nouvel ordre ou changement notoire de la situation, l'UNEF compte soutenir la filière Psycho et agir à ses côtés afin d'obtenir de réels moyens de fonctionnement pour notre service public de l'Enseignement Supérieur.

etudiantencol_re

Posté par Unef Brest à 23:08 - Filière en danger ! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1